Les Autres Monuments de Chantenay
  • Le Prieuré :


    La mairie (ancien prieuré)
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    Le prieuré Saint Jean-Baptiste fondé par les religieux de l'abbaye de la Couture du Mans (fin XIe ou début XIIe siècle), occupé par les bénédictins jusqu'en 1412.
    La plupart des villages autours de Chantenay avait leur prieuré et des terres propriété de l’Eglise (la Couture ou la cathédrale Saint Julien). Localement, la Couture était la plus présente : Brûlon 1068, (la Couture) - Fontenay vers 1100, (la Couture) - Avoise 1136, (la Couture) - Mareil en Champagne 1240, (la Couture) - Loué 1218, (la Couture) - Poillé 1191, (la Couture).
    Le logis principal, avec sa tour hexagonale, est maintenant la mairie de Chantenay.





  • Les Grand- Maisons :

    Logis d’origine des seigneurs de Chantenay.
  • Le Presbytère :

    Du XV. Complètement défiguré dans les années 1960.
  • Rue de l’école :

    (Maison actuelle des religieuses)
    Le 14 mai 1584, le curée de Chantenay, Pierre de la Becquanne, lègue à la fabrique de paroisse 100 livres tournois « pour être converties en acquêt » d’une école «où se trouvera maistre descholle pour instruire les enfants tant en religion catholique et romaine qu’en grammaire et autres bonnes sciences ».
    Cette donation fut, par la suite, considérablement augmentée par Laurent Busson, prêtre, mais principalement par Jean Rousson, curé de Chantenay en 1595. L’acte de fondation est du 16 août 1611 et Jean Rousson en plus de sa charge de curé de paroisse ajoutait les fonctions de maître d’école, d’abord dans le presbytère puis dans cette maison qu’il avait fait construire (lieu dit les Thébaudières). En face la cour où s’élevait un pressoir banal.
  • Rue des murs :

    Vue de dos du logis de la Grand-Maison.
  • Maison du Pilier Vert :

    Maison du notaire au XVIII. Il est intéressant de noter qu’a Paris il y avait aussi (1770) une maison du Pilier Vert, office notarial, où semble-t-il on y donnait des consultations gratuites.
    Cette maison pourrait bien être celle des Ledru, François Roch et son frère André Pierre, fils du notaire de Chantenay.
    (biographie de François Roch Ledru, Baron des Essarts et André Pierre, ancien curé, voyageur naturaliste)
  • La loge des Buttes-Baron :

    La champagne produisait du lin et du chanvre qui en faisaient une des richesses du pays. Ceci explique la présence de maison d’artisans qui étaient surélevées avec l’habitation en haut et au dessous la « cave à ouvrouer », à demi enfoncé dans le sol, là où étaient les métiers et la matière que l’on devait conserver à l’humidité.
    A noter l’oculus vertical qui de l’intérieur donne une vue directe sur la porte de la tour d’escalier du prieuré.
    En face, une pierre tombale avec une croix sculptée.
  • Les Buttes Baron

    Maison de la famille Le More. Un des bâtiments (petite maison à droite) comporte des parties du XIV ou XV. Le centre de la maison principale est très vraisemblablement du XVII (1650) agrandie des deux côtés à la fin du XVIII.
    L’ancien mur d’enceinte des terrains des Grand-Maisons. Démoli récemment.
  • Carrières de pierre souterraine :

    (sous le lotissement du cloteau.)
    L’accès à ces carrières est connu à partir de souterrains depuis les Buttes-Baron et de la maison de l’autre côté de la rue.
  • Le chemin de la croix aux Juifs :

    Vraisemblablement appelé ainsi non pas à cause de la présence de Juifs à Chantenay, mais plutôt parce qu’il s’agissait d’un chemin menant à un terrain où les Gitans venaient s’installer. Gitans et Juifs étant assimilés pour la population.
  • La maison de Pierre Blin :

    Maison du XV restaurée par Pierre Blin.
  • Ancienne maison Seuru :

    et son ancien atelier de saboterie au sous-sol
  • Le porche de l’église

    Le portail de la nef semble de peu postérieur à la construction du chœur et de l’abside qui sont de la fin du XII. La manière est différente de celle des chapiteaux. Le travail est soigné. Il est formé d’une triple voussure en semi ogive surmonté d’une archivolte, orné d’un décor très sobre de denticules et zigzags. Deux colonnes à chapiteaux romans de chaque côté.
  • Les Pierres tombales :

    (devant chez P Blin et en haut de l’escalier au coin du pignon de l’église).
    Datent du XII, certaines marqués de la croix de malte. Proviennent de l’ancien cimetière qui s’étendait devant la porte de l’église.
  • La Grange dimeresse

    En contrebas de l’église.
  • Rue de la libération :

    Il y a eu plusieurs tanneries dans cette rue. La rivière des Deux fonts passe d’ailleurs derrière les maisons.
    La Salle : ancien fief. On trouve dans les premières citations le nom de « Bastard », de « Bastard de la Salle », à Chantenay. La maison dite du Bœuf couronné, coté intérieur possède une tour ronde avec un toit en poivrière, or seule les maisons nobles avaient droit à une tour. Ceci pourrait laisser supposer que la Salle et la maison du Boeuf Couronné ne fasse qu’un, devenu ensuite auberge ? puis office notarial ?
    La maisons des Barres, actuellement boucherie. Son nom pourrait provenir de ce qu’autrefois on y percevait un droit de barrage, péage (plus tard octroi) pour le passage de chevaux, charrois etc…Cette maison possède sur sa façade arrière, coté Bœuf Couronné, une tour octogonale.
  • Le cadran solaire :

    Noté 1681. « Forsan non altera restat » c'est-à-dire « Peut-être n’en reste-t-il pas d’autre », sur la façade d’une belle maison, ancienne auberge.
  • Les Deux fonts

    c'est-à-dire Deux sources. Traverse le bourg et alimentait les tanneries.
  • Notre Dame d’Entre les Eaux :

    On attribut la fondation à Jeanne de la Barre, de Thomasin, mais lui est probablement antérieur. Certainement le plus ancien édifice religieux de Chantenay. Du XI, cette chapelle était desservie par des chapelains qui ont bénéficié de nombreux dons des seigneurs de Thomasin (1363, 1415, 1459, 1464, 1533, 1581). En 1700, la chapellenie était desservie dans l’église paroissiale. En 1701, le curé René Beauclair, bénit la cloche de la chapelle.
    Le sol environnant a été surélevé et assaini.
    La chapelle après la Révolution est devenue habitation et c’est en 1995 lors de travaux de façade qu’un pilier cylindrique, au chapiteau orné de deux animaux portant griffes et oreilles, a été dégagé.
  • Le lavoir

    Déclaré d’utilité publique en 1882, est équipé d’une cheminée. Fait l’objet d’un projet de restauration de l’Association du patrimoine.
  • Rue des tanneurs :

    A droite, la Maison de l’Escalier, anciennement du Vicariat, acquise en 1791 comme bien national.
    A gauche, Maison d’esprit XV. Vraisemblablement résidence d’un tanneur comme d’autres maisons construites près des Deux-fonts
  • Les Varennes :

    Mentionnées dès le XV dans les archives paroissiales sous le nom de « canton des Varennes ». Il s’agit d’un groupe de maison du XV dont celle la plus éloignées à droite servira d’infirmerie militaire en 1914-1918 à l’initiative de Mlle Gasselin qui en était propriétaire.
  • Rue Julien Tabouet : (né à Chantenay début XVI)

    D’une intelligence remarquable, très érudit, il devint procureur général au Parlement de Chambery. Après sa dénonciation du premier Président de la Cour pour une affaire de malversation celui-ci fut condamné par la cours de Dijon. Mais le Président ayant fait appel, Julien Tabouet fut ensuite lui-même condamné par la cour de Paris comme calomniateur, enfermé et ruiné. En 1559, le roi le rétabli dans son honneur et dignités. Il mourut à Toulouse en 1562.
  • La Tour carrée :

    Petit bâtiment du XV avec des oculi aux angles qui font penser à une tour de guet. La maison en face peut laisser penser qu’il y avait la une jumelle. Ces bâtiments pouvaient être un péage car cette route était celle qui menait au Mans.
  • L’école de filles :

    Par testament du 4 juillet 1822, Paul Chevalier (qui avait acheté le prieuré en 1791) et qui faisait partie du bureau de charité de Chantenay (composé de Henri Cailleau, maire ; Martin Pousset, curé ; René Le More et Pierre Hamelin, notaire), donne à la commune une maison, « sous réserve qu’elle soit employée à loger des religieuses du corps enseignant pour instruire gratuitement les enfants pauvres de Chantenay ». Les sœurs de la Charité d’Evron s’installent à Chantenay pour ce faire mais aussi pour « le service et le soulagement des pauvres malades… Elles leurs distribueront des remèdes, bouillons et autres secours de toutes espèces que l’administration ou la charité des fidèles auront mis à leur disposition ».